LPO : 100 ans !

La LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) fête ses 100 ans cette année !

Tout commence en 1910, lorsque la Compagnie des Chemins de fer de l’Ouest et le syndicat d’initiative des plages de Perros-Guirec réalise une campagne de promotion sur la chasse au calculot, ancien nom du macareux moine. En effet, aux Septs-Îles, entre avril et juillet, se regroupaient à cette époque près de 20 000 macareux. Et là, en pleine période de nidification, de véritables « safaris » de chasse au macareux se déroulèrent dans le seul et unique but de « s’amuser » à tuer pour tuer. En effet, les macareux ne sont pas destinés à être mangés mais finissent simplement dans les poubelles ou sur la grève de Perros-Guirec. Un massacre, tout simplement !

En deux ans, la population de macareux passe de 20 000 à seulement 2 000 individus. En 1912, les survivants sont sauvés par une association ornithologique créée pour protester contre ces exterminations. LA LPO est née. Grâce aux pressions exercées sur le préfet, en juillet 2012, les Septs-Îles accèdent au statut de réserve de droit privée (la première en France). Le macareux moine est devenu, à juste titre, l’emblême de la LPO et on retrouve celui-ci sur le logo de l’association.

La LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) est aujourd’hui l’une des premières associations de protection de la nature en France avec plus de 45 000 adhérents. Elle agit au quotidien pour la sauvegarde de la biodiversité.

Plus d’informations sur le site internet de la LPO : www.lpo.fr

 

Sauvez les lions !

La population de lions a baissé de 96 % en 60 ans pour passer d’un demi million dans les années 50 à 20 000 actuellement !

À ce rythme, le lion sauvage est en voie d’extinction imminente ! Et avec elle, c’est l’équilibre entier de la chaîne alimentaire qui est menacé !

Il existe, bien sûr, un certain nombre de fondations qui tente de préserver ces félins comme (entre autres) :

National Geographic et Dereck and Beverly Joubert ont également lancé un programme s’intitulant : « The Big Cats Initiative » .

Dereck et Beverly Joubert sont des écrivains, cinéastes et photographes animaliers travaillant pour la NG depuis 25 ans. Ils vivent au Botswana et sont devenus célèbres par leurs films sur les léopards, les lions et les éléphants de l’Okavango.

Un de leurs derniers superbes films s’intitule « Les derniers lions« . 88 minutes de bonheur ! Ce reportage est une merveille.

Nation Geographic s’engage à verser 100 000 $ en faveur du programme « Big Cats Initiative » lorsque la bande-annonce du film sur Youtube aura été vue 1 million de fois (soit 10 centimes par visite).

Il vous suffit de cliquer sur ce lien : http://www.youtube.com/watch?v=HZ7SvK7w1xA pour ajouter 10 centimes dans la cagnotte !

 Retournez autant de fois que possible sur ce lien, partagez-le avec le plus grand nombre dans votre entourage. Vous ferez ainsi un petit geste pour aider à la protection d’une espèce animale oh combien importante !!!!

 

Affût flottant en barque

Présentation ici d’un autre genre d’affût flottant.

Ne disposant pas dans ma région de rivière ou d’étang peu profond permettant l’utilisation d’un affût flottant typique photo sur l’eau (voir exemple de Sébastien),

j’ai donc eu recours à l’utlisation d’une barque aménagée en affût.

Pas besoin d’être un grand bricoleur pour réaliser cet affût.

Le plus dur est de trouver une barque si vous n’en avez pas, et ce à un moindre coût.

J’ai acheté la mienne pour la somme de 160 euros. Une très bonne affaire. Il s’agit en fait d’une annexe de bateau.

Légère (19 KGS), peu encombrante, stable, voici ses atouts par rapport à une barque en bois. Petit conseil, vu ses atouts je vous déconseille justement de la laisser au bord de l’eau lorsque vous ne l’utilisé pas. Attention au vol !

Bien sur pour vous déplacer il vous faudra un moteur, électrique de préference. L’acquisition d’un moteur n’est pas donné financièrement parlant. Si votre porte monnaie vous le permet, cherchez en un d’occasion sur des sites de ventes entre particuliers. Vous en trouverez à tous les prix, selon la puissance. Il vous faudra également une batterie à décharge lente. Pas donné non plus… ! Ainsi qu’un chargeur !

Rien ne sert d’acheter un moteur trop puissant. Vous n’allez pas faire du ski nautique avec. Dites vous bien qu’il ne vous servira qu’à vous déplacer d’un point à un autre. Sinon ce sera à la rame…

Maintenant ses atouts sur l’eau :

L’utilisation du moteur électrique n’occasionnera pas de bruit comparé à un moteur thermique.

Se déplacer en barque plutôt que dans un affût flottant  »traditionnel » vous permettra d’accéder à des endroits, tels que des roselières, alors inaccessibles l’orsque l’eau est trop profonde.

Vous serez plus confortablement installé du fait d’être assis dans la barque et vous pouvez même allonger vos jambes.

Vous pourrez même emporter votre repas du midi ou du soir dans votre embarquation. Vous avez de la place…………

Sa mise en oeuvre ne vous prendra que quelques minutes. (Voir photos ci dessous)

Ses invconvénients :

Pas toujours très stable car mon matériel photos est monté sur un trépied lors de mes déplacements.

La hauteur entre l’eau et votre objectif est plus important qu’en affût traditionnel. Environ 80 cm. Vous ne serez pas vraiment au raz de l’eau. Mais vous arriverez tout de même à obtenir de très belles photos avec l’effet miroir sur l’eau du sujet photographié.

Sur cette première photo voici l’installation intérieur.

Sur la photo suivante, j’ai installé des arceaux en pvc qui viendront supporter la bâche et le ou les filets de camouflage.

Ici, j’ai volontairement dégagé l’accès au moteur en positionnant le camouflage de façon à ce que je puisse voir où je me dirige sur l’eau.

Vu de face. Cela ressemble plus à un tank ! ;-)

Une fois installé confortablement dans dans votre affût et l’endroit de  »shoot’ atteint, il ne vous reste plus qu’à tirer le filet de camouflage sur vous et recouvrir le moteur.

En fait, il s’agit plus d’un affût flottant fixe, car vos déplacements sont limités une fois stabilisé sur l’eau à l’aide de poids et le matériel photos installé.

Ce que je vous conseille pour ce type d’affût, c’es d’effectuer un repérage de l’animal voulu auparavant, de vous positionner avec votre barque sur ses passages. Il m’a permit de faire mes premières photos de martin pêcheur et de grèbes.

Pour le martin pêcheur j’avais repéré une branche sur laquelle il venait fréquement. J’ai pu approcher cette branche d’assez prêt à un moment où il n’tait pas là.
Pour des photos telles que les grèbes ou les cormorans je me suis faufilé entre d’autres barques accostées sur la berge de la rivière, je n’avais plus qu’à attendre.

 

Construction d’une »Drink Station »

Une  »Drink Station », ou bassin à eau, où les oiseaux peuvent venir boire et prendre un bain. Ces scènes procurent des photos qui, pour moi, sortent vraiment de l’ordinaire.  Une façon de rentrer encore plus dans l’intimité de l’oiseau.

Je n’ai rien inventé, cette technique de prise de vue de l’oiseau dit  »au bain » est pratiquée par de nombreux photographes amateurs et professionnels, bien souvent dans des affûts payants.
Ce que je vous propose ici c’est de découvrir un moyen facile et peu onéreux de construire la votre.

Le principal atout pour l’implantation de ce bassin est de trouver un endroit  »dépourvu » d’eau.  Je veux dire par là, qu’il ne faut pas mettre en place votre bassin près d’une rivière par exemple. Trouver un lieu où les oiseaux  sont en manque de point d’eau naturel en été. Un endroit dégagé qui peut être vu par l’oiseau en vol, ou à proximité d’une zone de friche ou un bois. Ce qui aura pour effet d’attirer une plus grande variété d’oiseaux. Plus le bassin est grand mieux c’est.

Le matériel utilisé :

Des palettes (les dimensions et le nombre seront fonction de l’environnement et de la distance à laquelle se trouve votre affût)

Une bâche spéciale bassin d’extérieur achetée dans une animalerie, quelques planches pour les rebords, et………………….. c’est tout !

Voici comment j’ai procéder pour la mienne.

Mise en place de la structure construite à partir de palettes. Au fond on peut distinguer l’affût qui se trouve à 8 mètres.

 Installation de la bâche.

 

 Mise en eau.

 Voilà c’est fini.

Il m’aura fallu près de 4 heures de travail tout de même avant de trouver la bonne distance et la bonne hauteur par rapport  à mon affût.

Voici le rendu final depuis l’affût.

 

 Mon premier visiteur sera un rougegorge.

 

 

 Et voilà le résultat !

Comme je l’expliquais plus haut, l’idée est d’installer son bassin dans un endroit où les oiseaux sont en manque de point d’eau naturel. Mais alors ? Comment remplir ce bassin ? Où trouver l’eau justement ? Là est la question…

Pour votre info ce bassin a nécessité près de 250 litres d’eau, et malheureusement elle s’évapore très vite dès que les premières chaleurs arrivent.

Je vous laisse trouver le moyen d’alimenter en eau votre bassin si vous n’avez pas de robinet à proximité ;-)

Bon courage, David

 

Photographier le martin-pêcheur d’Europe

Le martin-pêcheur d’Europe (Alcedo Athis) est en France, avec le guêpier d’Europe, l’oiseau le plus emblématique de la photographie animalière tant ces couleurs et son comportement sont fascinants à figer.

 

Le Martin-Pêcheur est souvent synonyme d’un biotope sain puisqu’il fréquente les eaux calmes, non polluées, claires et surtout poissonneuses. Il est très sensible aux modifications de son environnement. Aussi, le découvrir c’est en quelque sorte se rassurer sur l’état environnemental dans lequel vous progressez.

Pour apprendre à mieux connaître le martin-pêcheur, je ne peux que vous conseiller d’aller sur cette page de l’excellent site « www.oiseaux.net ».Je vais essayer ici de vous donner quelques conseils, basés sur ma propre expérience, pour le découvrir, l’observer et le photographier bien entendu.

Trouver le martin-pêcheur

Comment s’y prendre ?

C’est bien-sûr la première étape, et certainement la plus difficile.

Le martin-pêcheur est une espèce qui est plutôt en voie de régression mais il est tout de même encore bien présent, et ce sur tout le territoire ! C’est un des facteurs qui fait que, en cherchant un peu, vous devriez pouvoir en voir, ou plutôt en entendre. C’est en effet à son chant si distinctif qu’on le repère car il est assez difficile à voir car petit et se fondant assez bien à son environnement malgré ces couleurs chatoyantes.

Donc, le premier conseil serait de bien mémoriser le cri du martin-pêcheur (ça ne devrait pas être trop difficile, tant il est particulier) afin de pouvoir l’identifier tout de suite sur le site.

Pensez également à tendre l’oreille lorsque vous entendez un « plouf » qu’on pourrait facilement associer au saut d’un poisson mais il peut également s’agir d’un martin en train de plonger !

Autre conseil : si le plan d’eau est fréquenté pas des pêcheurs (pas « martins » ceux-là, hein !), n’hésitez pas à leur demander s’ils en ont vu. En effet, ils sont très souvent sur le site, de très bonne heure, ils sont très discrets et il n’est pas rare que les martins-pêcheurs viennent parfois les « cotoyer » de très près.

Enfin, la technique de l’affût flottant est redoutable pour découvrir le martin-pêcheur qui est également plutôt curieux et qui passera à proximité pour voir de quoi il s’agit et même parfois ira jusqu’à ce poser sur votre toit (j’ai moi-même vécu ce comportement assez souvent).

Sur quel type de sites chercher ? 

Hé bien vous savez que le martin-pêcheur recherchera des eaux poissonneuses, transparentes, calmes et peu profondes pour pouvoir y pêcher facilement. Même si le martin-pêcheur peut faire du vol stationnaire pour observer avant de plonger, il préférera tout de même des rives bordées de perchoirs en tout genre (arbres, poteaux etc …). Il affectionne particulièrement les roselières pour y vivre mais on peut aussi le trouver dans tout type d’étangs ou de rivières répondant aux caractéristiques citées précédemment. Enfin, le martin cherchera à creuser son terrier le plus souvent dans la berge si elle est suffisamment abrupte ou dans tout autre endroit, à proximité de l’eau, qui présente une possibilité.

Quand chercher ? 

Il sera plus facile à trouver en périodes d’accouplement et de nourrissage (mars à juillet environ) pendant lesquelles il sera beaucoup plus actif bien entendu. Cependant, si l’hiver n’est pas trop rude (et que l’eau ne gêle pas), le martin est sédentaire et peut être présent sur les lieux toute l’année. Le martin-pêcheur, comme la plupart des animaux, est plutôt actif en début de matinée et en fin de journée, sauf pendant le nourrissage où il doit subvenir aux besoins des jeunes toute la journée. Le martin-pêcheur est plutôt « routinier », c’est à dire qu’il aime revenir souvent au même endroit, à la même heure tous les jours.

Soyez patient car vous pouvez très bien venir plusieurs fois sur un site sans jamais le voir ou l’entendre. Le martin-pêcheur sait rester parfaitement silencieux et immobile pendant de longs moments. De plus, si vous n’êtes pas présent pendant sa période d’activité, vous ne vous douterez même pas qu’il puisse y avoir un martin-pêcheur dans le coin.

Conclusion :

Armez-vous de patience ! Si vous avez trouvé un site qui « pourrait » convenir au martin-pêcheur, je vous conseille de vous y rendre sur une journée complète ou, au moins, sur la matinée. Arrivez sur les lieux tôt le matin (avant le lever du soleil tant qu’à faire). Postez-vous près de la berge et ne faites plus de bruit. Ecoutez et observez le « réveil » des lieux. Si un martin habite les lieux, il ne devrait pas tarder à se faire entendre.  Observez également bien la surface du plan d’eau car le martin vole très vite à fleur d’eau. Si le plan d’eau est vaste, il faudra « arpenter » la berge (et cela sur plusieurs jours) en privilégiant les endroits où il peut se poser pour pêcher (tout type de perchoir, situé idéalement à quelques mètres de la surface).

Ca y est ! Vous avez la confirmation de sa présence sur les lieux ?

Parfait, le plus dur est fait, maintenant action !

Photographier le martin-pêcheur

Pour réussir à « approcher » le martin-pêcheur a distance « raisonnable » pour la photographie, il n’y a pas cinquante solutions : il faut affûter !

La chance avec cet oiseau est qu’il est (comme cela a déjà été dit plus haut) assez routinier. Il possède donc ses perchoirs « préférés » pour faire son toilettage, observer avant de plonger et engloutir ses poissons.

Une fois que vous aurez découvert cet endroit, il faudra vous y approcher (en son absence) et vous poster en affût (un affût type « fantôme des bois » peut suffire mais vous pouvez aussi, bien entendu, utiliser un affût « fixe » (tente ou affût « naturel »).

Ensuite, patientez devant le perchoir.

Il se peut (c’est souvent le cas) que le perchoir du Martin soit inesthétique ou mal placé (à l’ombre, avec un arrière-plan inesthétique, avec des branches gênantes etc …).

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Dans ce cas, essayez de placer une branche vous-même à l’endroit souhaité à proximité tout de même de son endroit habituel. Une belle branche, bien dégagée, surplombant le plan d’eau à environ 2-3m de la surface, ne devrait pas résister longtemps à notre ami Martin. Prenez garde, dans ce cas, à soigner l’exposition à la lumière et à obtenir un arrière-plan dégagé et pouvant présenter de belles couleurs.

Bonnes photos !